TAG, dépression et page blanche

Comme j’ai déjà dit dans l’article précédent, je subis depuis plusieurs mois une dépression extrêmement violente associée à un trouble anxieux généralisé tout aussi fort.
Mon cerveau voit presque uniquement le négatif, mais cherche aussi la moindre petite bête pour me rappeler qu’il y a possiblement un problème quelque part, que ça soit dans ce que j’entreprends, dans la maison ou quoi que ce soit d’autre.
J’ai des bulles d’air dans le réseau d’eau de la maison où je vis ? Eh bien mon cerveau, ce filou, s’est dit que c’était une bonne chose de m’en inquiéter alors que pourtant je sais très bien que je ne peux rien y faire…
Une micro fuite d’eau sur un tuyaux dans le garage ? Anxiété max jusqu’à la résolution du problème… mais pas tout à fait, parce que je dois vérifier plusieurs jours si le problème est vraiment résolu. Rien que la possibilité, même minime, qu’un problème similaire arrive de nouveau me rend malade. Ai-je bien fermé la porte à clef ? Je vais vérifier, revérifier et encore vérifier parce que je doute de moi et puis « et si »…

Autant vous dire qu’il m’est extrêmement difficile d’écrire dans ces conditions. C’est trois lignes d’un texte ici, une demie phrase d’un autre là… je suis bloqué. Heureusement, j’ai quand même eu quelques moments de répis en janvier, ce qui me permet d’être plutôt satisfait du contenu sur Patreon/Kofi/Ulule.
Mais ce mois-ci commence assez mal et je ne suis pas sûr d’avancer comme je voudrais en février. Je n’ai goût à rien, mon stress est à son pic et je sens bien que j’embête tout le monde avec mes problèmes.

Cet article n’a rien d’incroyable et n’annonce rien. Ce n’est pas non plus un appel à l’aide, je me soigne : je vois un psychiatre et j’attends l’AAH pour pouvoir payer des séances avec un·e psychologue (une TCC est prévu, pour celleux qui connaissent).
Ce texte, c’est l’extrait d’un journal que j’aurais pu écrire, une trace de ce moment désagréable qui a besoin de sortir, d’être partagé. Et puis, après tout, c’est un blog.

La dépression et le TAG me tabassent, mais j’espère finir par aller mieux.

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